Maison Parcé Frères
54 avenue du Puig del Mas
66650 Banyuls sur Mer
+33 4 68 81 02 94
Suivez-nous :
Instagram has returned invalid data.

Banyuls – Collioure

Un terroir méditerranéen d'exception

Introduction

Situé sur la côte Vermeille, à l’extrémité orientale des Pyrénées, les villes de Banyuls et Collioure traînent un héritage historique et viticole incomparable. L’aire d’appellation de ces deux AOC est indissociable , bien qu’elles ne produisent pas les mêmes types de vins.

Banyuls a fait sa renommée sur ses célèbres vins doux naturels qui dès le XIXème siècle sont exportés à travers le monde et désormais, les vins de Collioure sont produits en rouge depuis 1971 , en rosé depuis 1991 et en blanc depuis 2003.

Aujourd’hui les vignerons doivent sans cesse surmonter de nouveaux enjeux pour permettre à ce vignoble d’exception de continuer de traverser les âges. Les viticulteurs doivent dorénavant répondre à une demande toujours plus importante tout en conservant des techniques culturales ancestrales et de faibles rendements par hectare.

La côte Vermeille a conservé sa superbe et accueille désormais chaque été des milliers de touristes venant profiter de son soleil éclatant et de la douceur de ses soirées.

Historique

Depuis le Moyen-Âge, on produit des vins doux naturels qui, à l’époque étaient obtenus « du mariage de l’antique vin doux et de l’eau ardente ». En 1285, on attribue la découverte du processus d’élaboration du mutage à Arnaud de Villeneuve, médecin à la cour des rois de Majorque à Perpignan alors capitale du royaume.

Collioure et la région de la Côte Vermeille sont passées au cours des siècles entre les mains de différents peuples et nations qui y ont inscrit leurs héritages. L’occupation du territoire commence d’abord par les Celtes, puis les Romains, inlassables conquérants. Charlemagne et les Francs passent également par la région avant de laisser le territoire aux mains du Comte de Barcelone et roi d’Aragon, Pierre II qui lui même lègue Collioure aux Templiers du Mas Deu. Les Templiers ont apporté au Roussillon un épisode de prospérité en révolutionnant l’organisation du vignoble grâce au principe de réseau de filtrage et d’écoulement des eaux pluviales (peus de galls), encore utilisé aujourd’hui.

Passée à la couronne d’Aragon avec le royaume de Majorque, Collioure passe entre les mains de Louis XI de France pour une péridode, puis revient à l’Aragon et devient la propriété de la famille d’Oms jusqu’au XVIIIe siècle.

En 1659 est signé le traité des Pyrénées avec lequel le territoire reviens à la France. En 1793 survient un dernier épisode où la région repassera aux mains espagnoles jusqu’en 1794. Par la suite Collioure et la région perdit son intérêt stratégique avec la pacification entre les deux pays.

Terre de contrebandiers, Banyuls eu été déclarée « République contrebandière » sous le règne de Louis XIV tant cette activité était devenue incontrôlable. Du sel, du tabac, des draps, des peaux, du sucre, des piastres, les pêcheurs de Banyuls ont, durant près de deux siècles, fait passer ces marchandises dans une impunité presque totale. À cette époque, la vigne est alors considérée comme un soin palliatif à la contrebande.

En 1789 une route est ouverte, reliant Banyuls à Port-Vendres, avant cela rien ne reliait ces deux villages si ce n’est la mer.

Dans la seconde moitié du XIXème siècle, les vins de Banyuls sont exportés par navires aux États-Unis. À cette époque, les vins manquent de stabilité et voyagent donc assez mal. Généralement, les vins étaient bons à consommer dans leur région de fabrication, depuis les vendanges jusqu’à Pâques, au delà ils devenaient déviants et tournaient rapidement au vinaigre car le vin refermentait. Les vins de Banyuls, à cette époque, sont naturellement plus stables dû à leur fort taux d’alcool. Ils conservent toutefois une faible dose de sucres résiduels qui, durant leur voyage, et notamment vers les USA, faisait exploser les barriques car les sucres résiduels faisaient refermenter le vin. Pour éviter cela, on eu l’idée de stabiliser les vins en leur ajoutant une dose de liqueur d’expédition, qui stoppait la fermentation.

En 1875 on inaugure la ligne de chemin de fer à Banyuls.

En 1880, alors que le vignoble français est terrassé par le phylloxera, le Docteur Paul Olivier, pharmacien de première classe à Collioure écrira dans une lettre au préfet : « partout où j’ai cherché l’insecte, je l’ai trouvé ».

Le 16 Mai 1905, un nouveau chapitre de l’histoire de Collioure s’ouvre. Le peintre Henri Matisse débarque à Collioure en train, dépose ses bagages dans la seule auberge du village à cette époque, chez Dame Rosette et part à la découverte de ce village en quête d’inspiration. Collioure le séduit, l’anime et l’étonne, cette ville chargée d’histoire, de couleurs, bordée par la mer, encerclée par les montagnes et les terrasses de vignes l’inspire. Matisse donne alors un autre tournant à sa carrière artistique.

Matisse convie son ami et peintre André Derain à le rejoindre dans cette ville aux mille nuances, ensemble ils peignent frénétiquement des tableaux aux teintes dynamiques. En automne 1905 Matisse et Derain exposent leurs œuvres réalisées à Collioure au Salon d’Automne à Paris. C’est un choc artistique, Louis Vauxelle, critique d’art de l’époque parlera de « Donatello (sculpture d’Angelot par Marque, alors placée au centre de la pièce) au milieu des fauves ». C’est ainsi que le nom de Fauvisme vit le jour pour nommer ce nouveau courant artistique. Après Matisse et Derain, d’autres peintres de l’époque suivirent le mouvement, on citera Etienne Terrus, Aristide Maillol et Daniel de Monfreid notamment.

Leurs toiles, exposées aux quatre coins du monde, ont donné à Collioure une notoriété internationale et ont fait de cette ville une cité de peintres.

À la toute fin du XIXème siècle et au début du XXème, on accorde aux vins de Banyuls des vertus pharmaceutiques, si bien qu’en 1909, le Banyuls est inscrit au Codex sous la pression du Docteur Bouchardat : « le Banyuls est un vin généreux, fortifiant et reconstituant qui rend aux tempéraments débiles ou surmenés la vigueur nécessaire. Il apporte à l’anémie les plus efficace des remèdes ». Les vins de Banyuls ont été vendus par les pharmacies comme des reconstituants pour l’organisme et ce, jusqu’en 1945.

En Août 1936 est reconnu par décret, l’Appellation d’Origine Contrôlée Banyuls, c’est le premier vin doux naturel français à obtenir l’appellation.

En 1971 née l’Appellation d’Origine Contrôlée Collioure qui produit des vins rouges secs.

En 1993 est décerné au syndicat du cru Banyuls, par le par le ministère de l’environnement, le Label « Paysage de Reconquête », attribué aux sites remarquables soutenus par des activités économiques.

En 2003 les Collioure blancs obtiennent l’Appellation d’Origine Contrôlée.

En quelques chiffres :

Hectares
% des vignes sont cultivées sur des pentes de plus de 50% d'inclinaison
% des vignes sont cultivées sur des pentes situées entre 25 et 50% d'inclinaison

Zone géographique

Le vignoble de Banyuls-Collioure, situé sur la Côte Vermeille, à l’extrémité orientale des Pyrénées, silionne les quatre dernières communes du littoral avant l’Espagne : Collioure, Port-Vendres, Banyuls-sur-Mer et Cerbère.

Dans un savant mouvement qui achève sa course aux pieds de la Méditerranée, la vigne enveloppe les pentes abruptes des montagnes et façonne un paysage singulier, d’une lisibilité remarquable. Le vignoble siège sur un relief accidenté où les pentes forment une succession d’amphithéâtres tournés en direction de la mer.

Les vignerons de la Côte Vermeille, en s’adaptant aux conditions difficiles du territoire, ont donné au paysage un statut patrimonial, renforcé par la présence d’admirables monuments historiques.

Le vignoble a ici la particularité de se marier avec d’autres types de végétations (bois, maquis, oliviers…) ; ce mélange offre une biodiversité abondante et reconnue (réserves naturelles, terrains du Conservatoire du Littoral, sites Natura 2000…) ainsi qu’une généreuse faune et flore.

On peut noter que la viticulture, qui occupe plus d’1/4 de l’espace total du territoire constitue le principal support de l’entretien du paysage. Elle demeure une des principales ressources de richesses et contribue à la spécificité du paysage et à la beauté du site.

Sur ce territoire de la Côte Vermeille, ont produit deux grandes Appellations d’Origines Contrôlées, qui ont la même délimitation parcellaire, le Banyuls en Vin Doux Naturel et le Collioure en vin sec qui, au total, comptabilisent 7 appellations différentes.

Climat

La côte Vermeille ne serait pas ce qu’elle est sans le climat méridional méditerranéen qui baigne la région du Roussillon. Le soleil prend une place essentielle dans la météo locale, les étés sont chauds et secs avec très peu de pluie, toutefois, la sécheresse est compensée par l’humidité apportée par la mer.

La région est traversée pas des vents importants qui balayent le vignoble et permettent à l’eau des sols de s’évaporer, et ainsi protéger les vignes des maladies phytosanitaires. Ces épisodes venteux, appelés tramontane durent trois, six ou neuf jours d’affilés et malmènent la végétation mais également les Hommes.

En automne, de violentes pluies s’abattent sur la région, mettant à mal les coteaux et créant parfois des éboulements détruisant des parcelles de vigne.

Outre les passages venteux, la côte Vermeille joui d’un climat doux toute l’année.

Le climat méditerranéen est caractérisé par un important ensoleillement et des températures moyennes relativement douces, ce microclimat profite à tout le terroir et le vin bénéficie d’une amplitude thermique idéale entre le jour et la nuit pour se développer naturellement.

Banyuls et Banyuls Grand-Cru en quelques chiffres :

Hectares en production
Hectolitres produits
Hectolitres
Rendement moyen à l'hectare

Géologie

Le relief et la morphologie très accidentés du terrain se sont constitués lors de l’orogenèse Pyrénéo-provençale. Ce phénomène a fait naître dans la région des crêtes, la plus remarquable étant celle de La Madeloc qui surplombe le village de Banyuls et culmine à 656 mètres d’altitude.

Vignoble de l’hexagone situé le plus au sud, le relief est tourmenté, sur des pentes abruptes de schistes gris bruns avec, en surface des débris inhumés dans de l’argile sableuse en décomposition. Afin de résister aux sécheresses pouvant être terribles, les racines des pieds de vigne doivent atteindre des zones très profondes afin d’y résister.

La vigne se développe sur des terrasses aux sols minces et pauvres, laissant souvent place à des affleurements rocheux causés par les pluies torrentielles.

Les Hommes, ont appris au cours du temps, à dompter cette terre pour la rendre arable, en devenant de véritables sculpteurs de montagne.

Traditionnellement construits en pierres sèches (schistes), trouvées à même le sol ou extraites de la roche mère, elles servent à ériger les murs et murettes qui rythment les pentes par des lignes horizontales. Ces murettes mettent ainsi en valeur la structure du paysage et reflètent la valeur du travail de celles et ceux qui les ont façonnés et qui les entretiennent à présent.

Misent bout à bout, les murettes représenteraient 6 000 km de long.

Chaque pente est donc découpée par un système de terrasses et de murets afin d’augmenter la surface plane et cultivable. Triangles étroits ou rectangles élargis, ces lignes forment un paysage vinicole en puzzle. La micro-parcellisation du vignoble accentue le phénomène de mosaïque.

En effet, ces parcelles découpées dans le sens de la longueur s’emboîtent par un jeux de lignes qui charpente et donne à voir le paysage traduisant tout le génie et la volonté des Hommes à offrir au terroir sa vocation viticole.

Les parcelles sont le plus souvent de petite taille, en moyenne 50 hares, avec des pentes supérieures à 25% et à certains endroits plus de 50% d’inclinaison.

Les terrasses, murettes en schiste, « agulles » (rigoles) et « peus de galls (en français : pieds de coq) sont souvent accompagnés pas des « casots » (cabanes à outils), des réservoirs d’eau et quelques arbres fruitiers.

Le paysage viticole actuel a pris sa forme définitive après la crise du phylloxéra à la fin du 19ème siècle.

En raison de la pente, du sol (schiste délité) et des ouvrages en pierres sèches, la mécanisation est impossible dans ce type de vignoble. L’ensemble de ces particularités a contribué à définir le caractère de ce terroir, coincé entre la montagne et la mer.

Pratiques culturales

À travers les siècles, le vignoble de Banyuls-Collioure n’a pas été inquiété concernant la gestion et la conservation du paysage viticole. Chaque famille de la région possédait au moins une parcelle de vigne qu’elle entretenait en dehors de son activité professionnelle et qui permettait d’apporter au foyer un petit revenu supplémentaire. Cette culture ancestrale de la vigne a également permis de transmettre à travers les âges les pratiques culturales du terroir, elles-mêmes reproduites sur celles des aînés.

Le vignoble est caractérisé par l’instabilité des sols schisteux. La roche affleurante par endroits et les aménagements en pierres sèches (murettes et ouvrages hydrauliques) rendent les projets de mécanisation difficiles voir impossibles si l’on veut conserver l’architecture du vignoble traditionnel.

Dans les vignes traditionnelles, en bord de mer ou dans les vallées proches du littoral, les travaux viticoles sont réalisés manuellement et entraînent des coûts de production très importants.

Jusqu’aux années 1950, la maîtrise de l’enherbement, qui est la préoccupation majeure des vignerons, a été limitée à un travail mécanique du sol, manuel ou assisté de la force animale. Avec l’apparition des herbicides, qui ont permis de gérer la flore adventive à la vigne, les travaux aratoires ont été remplacés par la technique dite de «non-culture ». Cette méthode permet de limiter les phénomènes de concurrence en diminuant la pénibilité du travail du sol et en réduisant considérablement les coûts d’entretien.

Quelques décennies ont suffit à faire apparaître les limites de cette pratique culturale, d’une part à cause de la résistance de certaines espèces aux molécules chimiques, d’autre part grâce à la prise de conscience de la population concernant la pollution des eaux par les herbicides.

Le retour aux pratiques de labour et d’entretien, en substitution des techniques de «non culture» privilégiant l’utilisation des herbicides, reste donc prioritaire. Cependant dans les conditions les plus extrêmes de pente et de largeur des terrasses viticoles, la mécanisation, même avec du matériel adapté au vignoble de montagne, est impossible.

Face à ce constat, le recours à la traction animale traditionnellement pratiquée jusque dans les années 50, peut redevenir une des alternatives à l’usage des herbicides.

Le principal obstacle à la généralisation de cette technique est son coût, quelles que soient les modalités de mise en œuvre (par le vigneron lui-même, ou par un prestataire).

Contrairement au vignoble traditionnel qui n’a pu se développer et se pérenniser que grâce au dispositif de protection imaginé par les anciens : terrasses, réseaux de canaux d’évacuation des eaux pluviales « peus de gall » (réseau pluvial), la longévité de ces nouvelles vignes devrait être plus réduite, chaque nouvelle pluie provoquant des dégâts importants et des transferts de matériaux vers l’aval.

Les techniques alternatives au désherbage chimique expérimentées (travail du sol manuel, labour par traction animale ou chenillette, enherbement maîtrisé, désherbage thermique, paillage biodégradable) pourraient être une solution, mais les surcoûts de production sont très importants, trop importants pour être assumés par les vignerons.

Les rendements à l’hectare sont très faibles sur le cru, généralement inférieurs à 15 hectolitres par hectare.

Le cru Collioure en quelques chiffres :

Hectares en production
Hectolitres produits
Hectolitres
Rendement moyen à l'hectare

Typicité

Les cépages de la Catalogne Nord sont tous représentés sur l’air d’appellation de Banyuls-Collioure, le Grenache se décline en noir, gris et blanc, le Mourvèdre, le Cinsault et le Carignan complètent la gamme des rouges. Le Macabeu, le Muscat petit grain et le Muscat d’Alexandrie s’assemblent souvent aux Grenaches gris et blancs dans la confection des Banyuls blancs et ambrés et des Collioures blancs.

À Banyuls sont produits des vins doux naturels, obtenus par mutage. Le mutage c’est l’ajout d’alcool neutre d’origine vinique au moût du raisin frais. Il existe à Banyuls plusieurs types de vins doux naturels, d’une part ceux qui sont préservés de l’oxydation par un élevage en milieu réducteur et ceux élevés en milieu oxydatif. Dans un premier temps, les Banyuls Rimage sont eux élevés en milieu réducteur, soit en barrique de chêne, soit en cuve, ce qui leur confère une typicité mêlant fraîcheur, fruité et tannicité.

Les Banyuls Traditionnels, Ambrés, Hors d’âge et Rancios sont eux élevés en milieux oxydatif dans des barriques de chêne, des foudres, des demi-muids, des cuves ou encore des bonbonnes de verres placées en extérieur, soumises aux rayons du soleil et aux contrastes climatiques, une méthode unique qui permet d’accélérer le processus de vieillissement des vins. Ces vins traditionnels sont d’excellents vins de garde et leur incroyable palette aromatique évolue mais ne meure jamais.

La Côte Vermeille cache en son fort des vins d’une typicité rare qui plaira aux plus affûtés. On parle évidement ici des Rancios secs. Ces vins ancestraux, ont traversés des siècles d’histoire et constituent un témoignage de la culture viticole du Roussillon.

Ces vins, sont élevés en milieu oxydatif dans des barriques non-remplies et placées en plein air, sont secs car fermentés en totalité. Ils sont ainsi élevés au minimum cinq années et doivent avoir un haut degré alcoolique pour évoluer favorablement dans ces conditions. On leur attribuera des arômes de noix, de torréfaction, de résine de pin ou encore de fenugrec dû au long vieillissement en fûts de chêne.

Sur cette zone géographique très atypique, on retrouve au total deux AOP qui produisent à elles deux 5 vins différents, ainsi qu’une IGP Côte Vermeille, plutôt symbolique, qui ne produit que 173 hectolitres répartis sur 12 hectares.

Conclusion

Le vignoble a subi au cours des siècles des épisodes de prospérité et de marasme ponctuant les saisons au grès du vents et de la lune.

Aujourd’hui le Roussillon produit 80% de la production nationale des Vins Doux Naturels et l’appellation Banyuls produit 13 144 hectolitres sur ses 785 hectares.

La géographie atypique écarte toute possibilité de mécanisation et d’automatisation dans la culture de la vigne, ce qui donne aux vins de Banyuls et Collioure toute leur force, leur caractère, et leur préciosité. Ce travail laborieux que les vignerons perpétuent depuis des siècles est récompensé par des saveurs uniques, gorgées de soleil et d’intensité aromatique.

Le paysage de la Côte Vermeille est reconnu comme exceptionnel unique, c’est un bien patrimonial qu’il faut gérer, valoriser et protéger.

Banyuls – Collioure | Maison Parcé frères